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Histoire de Pionsat
Histoire de Pionsat
Aux confins des actuels départements du Puy-de-Dôme, de l’Allier et de la Creuse s’étire un immense plateau granitique évasé en vastes bassins et entaillé de gorges encaissées : les Combrailles, au cœur desquelles se situe la commune de Pionsat.
 
Si quelques éléments d’activité datant de l’époque néolithique (haches, pierres polies) ont été découverts çà et là en Combrailles, les vestiges les plus intéressants et témoins d’une présence humaine organisée à Pionsat proviennent du 1er siècle av. J.-C.. Pionsat est alors territoire Arveme. Les Arvernes comptent à partir du Ile siècle avant J.-C, parmi les plus puissants peuples de Gaule et exercent une domination large et évoluée au-delà même des limites du Massif central. Ils font du commerce et battent monnaie en or. La preuve même de cette présence à Pionsat est constituée par la découverte du « Trésor de Pionsat » composé de plusieurs dizaines de pièces de monnaie pour la plupart en or, des statères, à l’effigie de VERCINGETORIX et portant son nom.
 
La domination Arverne est violemment remise en cause avec l’arrivée des Romains. En 58 avant J.-C., le proconsul Jules César étend son pouvoir sur l’ensemble de la Gaule. La « romanisation » des terres arvernes, rapide et profonde, apportte cependant pour plusieurs siècles la paix et la prospérité. L’économie agricole de l’époque est fondée sur de grosses exploitations. L’origine même de la dénomination de « Pionsat» en serait issue : d’abord Ponticiacum – « domaine de Poncius » -, elle devient Puntiatum en 1118, puis Punsat à partir du XVIe siècle et enfin Pionsat.
 
À partir de 260, les invasions de Germains ébranlent la "pax romana" et au VIe siècle Pionsat comme l’Auvergne sont rattachés au royaume d’Austrasie. Le territoire de Pionsat connaît alors un évènement marquant de son histoire et fondateur aussi de son identité. Grégoire de Tours raconte qu’un certain Bracchio de la cour de Sigivald, gouverneur d’Avernie pour le compte de Thierry 1er roi d’Austrasie, poursuit un jour un sanglier dans la forêt de Pionsat. L’animal se réfugie dans la cellule de l’ermite Emilio qui convertit Bracchio à la vie monastique. Bracchio, réforme par la suite le monastère de Menat et en fonde de nombreux autres. Bracchio meurt à Pionsat (576) en  un lieu où coule désormais une source devenue fontaine qui porte son nom. Avec le temps Bracchio se transforme en Bravy et devient le Saint Patron de la ville.
 
Jusqu’au Xe siècle, les invasions barbares ruinent la civilisation gallo-romaine, créent une insécurité et l’obligation de se regrouper pour se protéger en donnant naissance à une nouvelle forme d’organisation sociale : c’est le temps des seigneurs. Dans ce contexte, l’habitat se transforme, et les maisons se regroupent autour des châteaux qui deviennent des bastions fortifiés où vont s’exercer les nouveaux pouvoirs seigneuriaux. A partir des châteaux de motte au XIe siècle, les seigneuries se multiplient et se disputent la suprématie sur les terres et les populations.
 
Aux XIe et XIIe siècles, l’Eglise se structure et le moindre village est doté d’un édifice religieux. C’est l’époque de construction des églises aux alentours de Pionsat. La grande ferveur religieuse, les croisades prêchées par Urbain II au conseil œcuménique de Clermont en 1095 et, à partir du XIIIe siècle, l’affermissement du pouvoir royal, contribuent à ramener un certain calme dans la société.
 
Au fil des années et des alliances, les territoires s’organisent et Pionsat devient un fief féodal prenant le pas sur la seigneurie de Roche-d’Agoux. Son rayonnement s’affirme avec la construction du premier château de Pionsat. En 1482, la terre et le château de Pionsat sont achetés par Jacques de Chazeron et en 1604, Pionsat passe dans la famille des de Chabannes par mariage pour y demeurer jusqu’à la révolution. Avec la Renaissance au XVe siècle les châteaux sont remaniés et deviennent des demeures de plaisance. C’est le cas du château de Pionsat qui connait sous Jacques de Chazeron des aménagements d’agrément avec la construction de la tour carrée et le lancement par ses descendants d’un vaste projet d’embellissement à l’italienne devant faire disparaître la forteresse initiale. Par la suite Pionsat se tient à l’écart des grands mouvements de l’histoire auvergnate et nationale. Cependant, l’histoire locale n’en est pas moins active. Sous l’ancien régime, Pionsat est un des hauts lieux de la contrebande du sel. Les contrebandiers du sel, dénommés faux sauniers, utilisent les multiples chemins de traverses pour aller vendre en Bourbonnais, région de grande gabelle, où le sel est cher, le précieux condiment qu’ils se procurent à bas prix en Auvergne, région rédimée. Des centaines d’hommes s’adonnent à ces trafics, pourchassés par les gabelous, les archers de la gabelle.
 
Les évènements révolutionnaires qui suivent n’ont que peu d’impact sur le territoire de Pionsat comme sur toute la basse Auvergne. Ils apportèrent toutefois un changement notable dans la gouvernance du territoire local avec la création des communes sur les périmètres des anciennes paroisses, des cantons et des départements. Pionsat est rattaché au Puy-de-dôme. Le périmètre de son canton est  définitivement stabilisé en novembre 1801 et comprend les communes de Pionsat, Le Quartier, La Cellette, St Maigner, Bussières, St Hilaire, Château-sur-Cher, St Maurice, Roche d’Agoux, et Vergheas.
 
La commune connait par la suite une vie paisible portée par une activité économique relativement florissante si on en juge par la qualité des demeures qui sont construites à partir du XIXe siècle. Ses marchés sont réputés et populaires même après la Seconde Guerre mondiale. Parmi les activités que l’on trouve au XIXe siècle avec les productions agricoles, citons pêle-mêle : fabrication de toiles à partir de chanvre, de sabots, cafés, auberges, hôtels, voituriers, boulangeries, marchands de parapluies, chapellerie, épiceries, etc. Cependant, le potentiel économique local est insuffisant pour occuper tous les bras, toute l’année. Au XIXe siècle, une partie de la population rurale doit partir travailler en ville pour gagner des journées. 5% environ des habitants du canton de Pionsat en 1820 suivront l’exemple des « maçons de la Creuse ». Un lent processus d’émigration s’amorce alors qui conduit les ruraux vers les villes du département et, au-delà, vers Paris. Entre 1850 et les années 1920, puis après la Seconde Guerre mondiale, les campagnes auvergnates connaissent une véritable hémorragie, car avec le temps l’émigration provisoire devient définitive. Pionsat n’est pas épargnée et les deux guerres mondiales emportent aussi une partie de la jeunesse locale. La population de Pionsat passe de 1800 habitants en 1820 à 1310 en 1962 à 1042 en 2001. Ce phénomène oblige à repenser le développement de l’agriculture - et par ricochet celui de la commune -, poussée par l’effort de reconstruction nationale et la volonté affichée d’avoir une agriculture nationale forte et en capacité de production auto-suffisante. À partir des années 1970, les exploitations agricoles du secteur changent de dimension et d’objectifs. Les troupeaux de vaches laitières sont remplacés par ceux des Charolais (élevés pour la viande) reconnaissables à leur robe blanche. Ceux qui quittent l’agriculture et souhaitent rester au « pays » vont chercher un emploi dans les bassins industriels de proximité à Saint-Eloy-les-Mines, Saint-Georges-de-Mons/Les Ancizes et Commentry. Puis la commune, sous la volonté des municipalités successives, spécialise son développement vers des activités médico-sociales et sanitaires qui ensemble offrent un volant d’emplois pérennes garantissant une vie locale consistante et active. Dans les années 1970, l’implantation du Centre de rééducation et l’agrandissement de la maison de retraite, créée quelques décennies plus tôt (aujourd’hui en cours de rénovation), contribuent ainsi à stabiliser la population de la commune. Les constructions d’un foyer d’accueil médicalisé (1990), puis d’un Centre éducatif fermé (2008) sont venues renforcer ce processus alors que le déclin démographique, économique et social frappe durement les communes des alentours. L’installation d’un supermarché redonne en 2010 un nouvel élan commercial à la commune et un intérêt retrouvé pour les porteurs de projets que les années à venir devraient confirmer. Plusieurs résidences de logement ont été construites depuis les années 1970 et permettent à la commune d’accueillir en 2012, 1116 habitants, désormais plus nombreux dans le bourg que dans les campagnes.
 

Sur le plan de la gouvernance du territoire, les structures sont en plein bouleversement. À côté de la commune et du canton, l’intercommunalité a fait germer diverses structures spécialisées. La création dans les années 1980 du Syndicat mixte d’aménagement et de développement des Combrailles (SMADC), composé d’une centaines de communes, et en 2000 de la Communauté de communes du Pays de Pionsat, regroupant l’ensemble des communes du canton, marquent un tournant dans la gestion du territoire de Pionsat, qui n’est plus le seul fait de la commune et traduit désormais une conception coordonnée de l’action publique au service d’une vision collective de l’avenir.
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